La culture du girl boss.

J’avais envie d’échanger avec vous sur un sujet qui me laisse perplexe ces temps-ci.

Je sais pas c’est si mes ovaires qui crient jusqu’à en faire sortir mon côté maternelle sur un pas pire temps, mais j’ai juste envie de vous cracher comment j’me sent à ce sujet-là (même si j’ai déjà par le passé, utiliser ce terme-là).

Un peu partout, dans tous les domaines, je ressent souvent la pression d’être une boss-babe-starbucks-freak-goal-getter pis ça me GOSSE. Je rectifie mon point, parce que pas TOUT de ce mouvement me gosse et que j’aime bien, à mes moments, être la commande typique du pumpkin spice latte de la commande à l’auto de mon Starbucks. J’adore le message d’empowerment qu’on envoie aux femmes parce qu’elles sont full full assez top pour se pitcher dans cette univers-là et qu’elles ont absolument tout pour réussir. Par contre, je trouve que ces temps-ci, c’est une sorte de but ultime ou le monde de l’entrepreneur accompli est la seule issue. Je ne sais pas si c’est moi qui comprend mal ce mouvement, mais j’aimerais juste vous rappeler qu’on est tous des girl boss à notre façon. Que ce soit en coupant des pommes de terre au fuck*ng Belle Province ou bien que tu aies ton cabinet d’avocat.

Je veux juste vous dire que dans mon livre à moi, shooting for the stars, c’est tellement cool – si c’est ce que tu veux. Je sais que je marche sur des oeufs en disant tout ça, mais tu peux te satisfaire de peu professionnellement et je pense que tout est une question de mindset. J’ai pas envie que mes enfants grandissent dans un monde ou ils croiront que si ils ne finissent pas comme Syndey Crosby ou Beyonce, qu’ils n’ont pas réussi.

J’ai envie de te dire d’écouter ce qui sommeil dans ton coeur. T’es équipée pour savoir ce que tu désires, peut-être que tu ne le décodes pas tout de suite, c’est correct laisse-toi du temps. S’il te plaît, fait juste trouver TA propre définition du succès. Le monde est très demandant et c’est facile de s’y perdre. Et encore une fois je doute à l’idée de partager mes idées, parce que je veux rien enlever aux femmes possédant des entreprise – j’en suis moi-même une.

Je crois juste que comme dans tout, on a un cheminement à faire afin d’éduquer notre société sur ce que chaque humain décide d’être. C’est tu moi ou il manque de ressource pour nous aider à détecter réellement ce qui pourrait nous rendre heureuse toute notre vie? Je sais pas pour toi, mais moi le conseiller d’orientation du secondaire m’a jamais rien dit de bon qui pouvait réellement me faire vibrer. 

Je sais pas si je fais des montées de lait (bin bin bin d’avance – je ne suis pas enceinte), mais j’avais envie d’échanger avec vous là-dessus. 

Avec amour,

Alanis